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Sur les plages de New York…
L’état de New York fait parler de lui ses dernières années et ce n’est pas seulement pour le Superbowl de l’an dernier ou les fameux Yankees. Il fait parti des états américains émergents et se construit une place, tranquillement, parmi les plus grands. C’est la région des « Finger lakes » qui se fait surtout remarquer, par son climat semblable à celui de Nigara on-the-lake et PEC, et qui produit des pinots noirs délicats et des blancs pleins de fraîcheur.
Voici d’ailleurs le journal de dégustation d’un de mes amis blogueurs, Vincent Alary, qui a eu la chance de visiter ces trois fabuleuses régions.
Pas seulement Finger lakes.
Une autre région tient le flambeau dans cet immense état de New York, et c’est la pointe, Long Island. Au bout de l’extension atlantique de la grosse pomme, à proximité des villas luxurieuses des Hamptons, on peut trouver des vignobles qui, depuis les 30 dernières années ont explosés en terme de superficie pour atteindre les 3000 acres… En contraste avec les débuts, où seuls quelques hectares de plaisance pour satisfaire les désirs œnologiques des quelques estivants venus s’installer pour la belle saison n’existaient. Mais d’investissements financiers en investissements personnels, la viticulture moderne a prouvé qu’un nouveau terroir venait de naître…
Un terroir prometteur!
Le sous-sol de la presqu’île a été formé il y a 10000 ans par le retrait des glaciers du Wisconsin, lui offrant une forte capacité à drainer les précipitations. On y retrouve des sols comprenants beaucoup de sable et de limon (appelés « loam »). Une texture différente des sols argileux ou argilo-calcaire que l’on retrouve en Europe ou en Ontario (par exemple). Ces sols limoneux-sableux confèrent souvent aux vins de la finesse en bouche et une belle fraîcheur aromatique…. Le climat de Long Island est tempéré par l’océan qui l’entoure. Ce dernier rafraîchit les nuits d’été, pour garder de la tension et des arômes plus fins, et allonge les automnes afin d’atteindre une maturité parfaite lors des vendanges.
Une région méconnue, ou presque…
Certainement assez populaires localement, ces viticulteurs se font voler la vedette par leurs cousins californiens… Avec leurs vins puissants, boisés et confiturés ils monopolisent le regard du public américain tandis que l’Oregon et Washington font leur petit bonhomme de chemin. Cela dit, sans rien enlever aux régions plus médiatisées, je pourrai parier des biscuits contre des dollars que cette péninsule va retenir l’attention de nos palais dans les années à venir. C’est la première fois que je trouvais un de leur produit à la SAQ. Étonné j’y ai goûté et surprise! Voilà que j’écris… En espérant que cet hommage encourage nos dirigeants à nous en offrir plus souvent!
Un vin « funky » mais tellement agréable…
First Crush, Bedell, Long Island

Un assemblage de Merlot (dominant), complété de Syrah et Cabernet-franc. Vinifié en cuve inox pour garder toute l'intensité aromatique...
Comme me le disait Michel Beauchamp la vedette des conseillers en vin : « c’est assez funky, mais j’adore ». Une vinification, c’est certain, axée sur le fruit, des tanins très fins donnent au vin, si facile à boire, un côté très « nouveau-monde ». On a tout de même une belle structure en bouche, de la tenue et de la complexité. Ce vin est certainement plus un vin de plaisir que de réflexion mais bon, que de plaisir… Des arômes qui vacillent entre la fraise des bois, la groseille et la cerise qui nous donnent envie de croquer la belle saison à pleines dents!

Un fromage très doux et crémeux , ici garni de canneberges confites pour amener un peu de fantaisie...
Sur ce vin que je boirais légèrement rafraîchit, je conseille tout simplement un verre et un tire bouchon, nul besoin de se « françoischartiser » l’esprit avec un accord parfait. Mais si quelques mets viennent à votre portée, alors un plateau de charcuterie fera des merveilles.Et juste pour la science, je l’ai goûté avec un Brillat-savarin aux canneberges confites. L’acidité, tout de même présente dans cette assemblage, vient brillamment couper la riche crème du fromage tandis que les airelles et le bouquet de baies rouges de ce vin se marient parfaitement!
Si la saison du homard et bel et bien commencée, celle des vins d’été ne va pas tarder, et c’est avec ce « first crush » que j’espère l’entamer…
Accord osé avec du Homard!
La saison du fameux crustacé est commencée. Bien sûr blogueurs et journalistes culinaires ne perdront pas de temps à vous proposer des vins pour accompagner le décapode, qu’il soit cuit à la vapeur ou grillé sur votre barbecue. Étant européen je ne peux affirmer être un expert de la cuisson du homard qui, comme je l’ai bien compris, est une véritable science ici au Québec. Cela dit, je me permets de mettre mon grain de sel et de proposer un accord qui « groove » un peu…
Des classiques
Les vins que l’on peut retrouver le plus souvent pour accompagner le roi de la bisque seraient des chardonnays… Les plus crémeux et beurrés seront les favoris de ceux qui trempent allégrement sa chair dans du beurre à l’ail. Tandis que laissé à lui-même le crustacé se complaira avec un chablis, minéral et sec, qui viendra caresser son côté iodé… Les amateurs du champion de Centre Loire vous proposeront certainement un sauvignon, se balançant entre verdeur et minéralité, qui célèbre avec brio les premières chaleurs du printemps. J’ai personnellement une autre idée derrière la tête…
Un plat un peu plus exotique…
J’ai eu la chance de travailler avec la chef du restaurant Helena sur la rue McGill, qui s’appelle aussi Helena (ce n’est certainement pas un hasard). Lors de cet évènement elle a préparé le homard avec un caramel de pêches au romarin et une mayonnaise épicée. Pour le moins surprenant mais, croyez-moi, absolument exquis. Il est vrai qu’il n’est pas inhabituel de voir le homard se marier avec un sauternes ou autre vin liquoreux. D’ailleurs Fred Fortin et Marc Chapleau du blogue Cellier ont tous deux écrit à ce sujet. Donc pourquoi ne pas aller chercher quelque chose de sucré dans la sauce et l’accompagner d’un vin sec, mais rond?
Pour cette variante aux allures estivales j’ai choisi un viognier. Cépage moins adulés que ses homologues français, mais très intéressant de part ses arômes puissants et sa rondeur méditerranéenne. Enfant sacré de la vallée du Rhône, on le retrouve dans le glorieux Condrieu, mais aussi dans des cuvées plus simples comme des vins de pays. Dans ces derniers, il est élevé en cuves inox ce qui lui permet d’exprimer pleinement son potentiel aromatique. Ce cépage du sud, a le romarin et les vergers de pêches et d’abricot comme voisins. Il semblait donc naturel de les réunir…
Voici deux Viognier, un français et l’autre américain, qui me paraissent adéquat pour cet accord.
Domaine de la Janasse, Viognier, vin de pays de la principauté d’Orange
Un nez puissant qui se ballade entre les fleurs blanches et les abricots. On perçoit un soupçon de minéralité qui amène de l’élégance au vin ainsi qu’à l’accord! Une bouche grasse et généreuse qui se termine sur une touche raffinée d’épices… Bien que ce vin ne dispose pas d’une grande acidité, le côté sucré de la sauce permet de bien intégrer sa puissance et son alcool!
Son homologue américain, le viognier de la maison Bonterra est élaboré dans le même style. Étant donné que celui-ci penche plus vers la pêche que l’abricot il serait peut-être plus approprié que le français…
Dans les deux cas cet accord est sans doute un peu fou. Je le pense merveilleux, mais c’est à vous de me dire ce que vous en pensez!
Des Conditions Exceptionnelles….
Étant donné des derniers événements qui ont eu lieu, je parle ici du procès entre Mr Chiraz et la SAQ, il était important de faire une mise au point sur les conditions de conservation du vin et ce qu’elles impliquent.
Le vieillissement des flacons, tout comme la vinification elle-même, n’est pas une science exacte car elle implique quelque chose de vivant…. Et le vivant n’est pas si simple à contrôler, tout ce que l’on peut faire, c’est le regarder vivre. On ne peut pas connaître les conditions exactes de conservation d’une bouteille, ou même si certains défauts (oxydation, bouchon, re-fermentation) sont apparus lors du transport, de l’embouteillage ou de la vinification…. Étant donné que l’on ne connaît pas les facteurs antérieurs à l’achat de la bouteille on doit par conséquent se concentrer sur ceux que l’on peut maîtriser : les conditions d’entreposage de votre cave!
Les conditions que l’on pourrait considérer exceptionnelles seraient par exemple celles des caves enterrées en champagne, creusées dans de la craie et qui gardent une température et une humidité constante toute l’année…. Mais qui a le temps de creuser une cave dans de la craie en Montréal, n’est-ce pas? C’est pourquoi des entreprises offrent un service de stockage de vin comme la SAQ ou Cave St-Jacques…. Je ne peux parler pour la SAQ mais j’expliquerai pourquoi notre système de garde des vins est parfait pour le vieillissement….
Lorsque les vins vieillissent l’oxygène présent (déjà dissous) dans la bouteille va se combiner avec plusieurs molécules, principalement avec des molécules aromatiques pour tranquillement amener le profil du vin vers quelque chose de plus évolué, mais aussi avec les tannins afin de diminuer voir annuler leur pouvoir asséchant…. De l’oxygène présent dans la cave va lui aussi, lentement, pénétrer dans la bouteille à travers le bouchon et participer au grand bal de l’oxydation douce que l’on appelle le vieillissement…
Toutes ces réactions chimiques se produisent très doucement, c’est pourquoi il faut attendre des années pour en voir les résultats. Mais lorsque des changements de températures se font brusquement, ces réactions peuvent être accélérées. Certaines combinaisons se font plus vite que d’autres et le vin vieilli alors d’une manière hétérogène. L’apparition de moisissures d’une manière soudaine peut être le signe que des changements de température et d’humidité ont eu lieu….
Notre système de refroidissement.
La cave est équipée d’évaporateurs par gravité qui refroidissent l’air de manière constante sans ventilation ni soufflement d’air, mais en utilisant la gravité pour brasser ce dernier. L’air chaud monte jusqu’à l’évaporateur et la gravité laisse gentiment descendre l’air plus froid.
Notre système de refroidissement est relié aux évaporateurs par des tuyaux, les générateurs et condensateurs de la pompe à chaleur sont dans la pièce adjacente ce qui par conséquent nous évite de percevoir les bruits et vibrations générées par ces derniers lorsque l’on est dans la cave.
L’isolation est faite de polyurétyhane, un isolant très efficace, et est doublée d’une couche de béton giclé. Il est donc très facile de maintenir température et humidité dans la cave sans utiliser trop d’énergie….
Le système de stockage de Cave St-Jacques est le suivant : Plusieurs rangées de casiers sont disposées dans la cave. Les casiers sont faits de plusieurs étagères dans lesquelles il est possible de placer 36 bouteilles couchées. Les casiers sont tous aérés, c’est-à-dire parsemés de petits trous permettant l’air de passer…
La disposition de la cave permet donc à tout les casiers et toutes les bouteilles de profiter des mêmes conditions : entre 70% et 80% d’humidité et 13 degrés Celsius toute l’année ce que l’on peut vraiment appeler des conditions exceptionnelles.
Un vigneron qui fait l’amour à sa vigne!
Mon amie Marjolaine cherchait désespérément à se rappeler le mot « biodynamie » lorsqu’elle essayait de me décrire ses derniers achats à la SAQ! Elle se présente dans la succursale et demande à son conseiller : « Je veux un vin où le vigneron fait l’amour à sa vigne ». Une expression qui, bien qu’inhabituelle, décrit parfaitement bien ce type de vin!
Une magnifique façon de présenter ces vins sans rentrer dans des explications agronomiques. Pour apporter une pierre à l’édifice de sa connaissance vinicole, je lui précise tout de même: La viticulture biodynamique est en fait une étape au-dessus de l’agriculture biologique. Les viticulteurs conduisent leur vigne en respectant l’environnement qui les entoure et l’identité de leur terroir, mais la véritable différence est la philosophie derrière les actes. La vision biodynamique est basée sur la compréhension des forces mises en jeu dans notre vignoble. Les mouvements de la lune, l’influence du soleil, de la gravité ainsi que de l’énergie tellurique… On respecte au maximum cet équilibre naturel qui existe entre la vigne, le sol et le ciel! Et ensuite, cet équilibre dans le fruit se retrouve en cave et le vigneron n’a alors qu’à laisser la nature terminer le travail dans la cuve… Ces artistes des équilibres naturels aiment penser qu’ils ne sont pas des « winemakers » mais des « nature assistants ».
En somme, les vins obtenus sont donc plus « vrais », moins altérés de la culture de la vigne à la mise en bouteille; ils sont le reflet le plus honnête de l’expression du cépage et du terroir!
Par conséquent je vais vous présenter deux vins qui sont issus d’un vignoble bioynamique :
Jean Bourdy Côtes du Jura 2007
Un vin assez clair bien que présentant une couleur grenat avec de beaux reflets orangés… Un nez tout d’abord assez fermé, restreint sur des notes végétales qui s’ouvre ensuite pour laisser paraître des arômes de petits fruits rouges (framboises, cerises…) Je conseille de décanter ce vin une ou deux heures avant de le boire car il en a bien besoin. En bouche, les arômes de fruits rouges s’intensifient, on retrouve la cerise, ou même l’alcool de cerise (genre kirsch) qui vient se mêler aux notes de sous-bois, d’épices….
Une bouche bien équilibrée avec une acidité franche ainsi que des tannins nombreux et serrés. Quoi qu’un peu sèche, la finale est très longue et complexe… Un plat riche de fromage comme la tartiflette est donc parfait pour assouplir ces tannins anguleux qui promettent un bel avenir à ce rouge. Mon ami Vincent Alary en parle dans son blogue Buduquebec et nous dit que l’on peut se retrouver pour le boire en 2067. C’est en effet ce que le producteur préconise… Avec des tannins et une acidité pareille on ne peut qu’avoir envie d’y croire.
Le second vin est lui un peu plus corsé…. Ce vin de gigondas est produit par Éric Saurel, un vigneron fantastique dont la passion pour les vins et la biodynamie est aussi enivrante que ses cuvées.
Gigondas, Terre des Aînés, Montirius
Il faut savoir que les vins de Gigondas sont parmi les plus épais et les plus riches de France. D’ailleurs les 15% d’alcool affichés sur la bouteille laissent peu de place à l’imagination…
Une couleur rouge intense avec des reflets légèrement jaune-orangé (classique grenache) qui annonce déjà le type de vin que nous nous apprêtons à boire…
Un nez très puissant qui laisse parler le soleil : des arômes de cassis mais surtout de mûres viennent se mêler à des notes de réglisse et d’aromates…
La bouche, très ample et riche, nous donne quelque chose de très gourmand avec beaucoup de rondeur… On a l’impression de boire de la confiture de mûres de ma mère…. L’alcool, bien que très présent, est intégré à merveille (attention de ne pas boire ce vin trop chaud 14-16 degrés max). Les tanins sont fondus et nous laissent sur une finale gouleyante.
Pour un vin de ce type, les plats de viande en sauce sont les rois! Ainsi que les viandes au goût assez fort tel l’agneau…
Alors comme mon amie Marjo, laissez vous tenter par un vin en biodynamie!
Rien de mieux qu’un vigneron qui fait l’amour à sa vigne….
Pas ma tasse de Cabernet!
Je vais commencer par dire haut et fort que je ne suis pas un amateur de cabernet franc! Non pas que j’ai une hantise de ce cépage pourtant tellement à la mode dernièrement, mais les vins qui en sont issus, en majorité de la Loire, ne sont tout simplement pas à mon goût. Je n’ai d’ailleurs aucun problème avec la région qui, je pense sincèrement, produit certains des meilleurs vins blancs que j’ai eu la chance de goûter. Je suis bien conscient que mon point de vue ne fait pas l’unanimité, surtout auprès de mes amis blogueurs vin (buduquebec, Le sommelier fou, girlonwine…). L’écrivain anglophone Bill Zacharkiw écrivait d’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, un article qui lui rendait hommage (au cépage pas à Bill). Et on ne compte pas le nombre de rouges de la Loire auxquels Aurélia Filion a dédié une de ses pétillantes vidéos…
Mais, étant donné que je suis une personne dotée d’une grande curiosité et d’une ouverture d’esprit sans pareil, du moins j’aime le penser, je me prête souvent au jeu de la dégustation et essaie de me laisser charmer pas ces nectars de cabernets… Seulement, j’ai souvent du mal à oublier ces arômes de sous-bois trop prononcés, ce coté végétal qui, à mon nez, paraît presque s’apparenter au champignon, voire au moisi… Bien que je l’apprécie grandement sans les assemblages de Bordeaux, surtout dans les plus classés des vin de St-Emilion à qui il redonne ses lettres de noblesses.
Comment combattre cette gêne olfactive? Ce côté du cabernet qui m’empêche d’apprécier l’autre versant, celui qui nous envoûte de fruits rouges et nous caresse de sa fraîcheur. Ne perdant pas l’occasion d’en découvrir un nouveau et de permettre à mes papilles, une fois de plus, de se laisser charmer par ce qui paraît être ma « kryptonite » des cépages: Je me retrouve à un anniversaire de mariage où ledit vin est servi.
Je pourrais donc appeler ce vin: Le Chinon qui m’a réconcilié avec le cabernet-franc!
Château de La Grille Chinon 2005
Code SAQ : 11440175
Voici un peu plus d’information sur ce domaine: Château la Grille.
Un vin qui propose une couleur grenat assez intense, ce qui est assez anormal pour un Chinon, qui sont d’habitude moins colorés.
Un nez puissant de fruits noirs, qui s’en vont vers les épices, la réglisse avec même un peu de poivre. Ici et là, ce vin présente des notes de sous-bois, d’écorces qui viennent agrémenter la complexité du bouquet…
En bouche, on retrouve des fruits noirs, des cerises, de la mûre et des arômes épicés qui tendent vers le poivre noir, un peu à la manière d’une syrah ou d’une mondeuse. Une bouche riche et pleine de générosité qui finalement nous rappelle plus un style nouveau monde qu’un vin de la Loire. Des tannins soyeux mais bien présents font savoir que ce vin peut voir encore quelques années bien qu’il ne soit, je pense, pas très loin de son apogée.
Lors de la réception où je l’ai découvert, il était servi à l’apéritif, et malgré la richesse de ce millésime, il se buvait comme du petit lait. Cependant il possède la puissance nécessaire pour être marié avec des viandes rouges et puisque l’automne s’en vient, des gibiers!
Le taux d’alcool assez élevé, la richesse et le côté relativement « confituré » de ce vin est tout dû à un millésime exceptionnellement chaud et sec : le millésime 2005! Nos amis bordelais se régalaient, lorsqu’elle a été vendangée, de décorer cette récolte de la médaille de : Millésime du siècle. Mais cette année-là, il y avaitbien des raisons de se réjouir de la maturité de la vendange, et ce vin est là pour en témoigner!
Cette cuvée est désormais assez peu disponible au Québec, mais elle reviendra certainement pour la saison automne/hiver (peut-être avec un autre millésime par contre…) J’espère du moins que, comme moi, beaucoup d’autres qui ne sont pas généralement tentés pas certains arômes végétaux du cabernet franc finiront par être conquis par ce cépage!













